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Une ressource de l'ODERSA · Programme SavoirsUn livre n'est mis en ligne que lorsqu'il est entier et relu.

Chapitre 1 sur 16 · Les grandes périodes de l'histoire

À propos de ce livre

Ce que ce volume fait, ce qu'il ne fait pas, dans quel ordre le lire, et à qui l'ODERSA doit les documents sur lesquels il repose.

Pourquoi ce volume existe

Personne ne naît en sachant que le Moyen Âge vient après l'Antiquité. Ce classement paraît évident à qui l'a appris ; il ne l'est pour personne d'autre. Un adulte qui reprend ses études, un enfant qui découvre une frise pour la première fois, un enseignant qui doit expliquer pourquoi on coupe le passé en morceaux : tous butent sur la même difficulté. Le passé est continu, et on le raconte par tranches.

Ce volume ne raconte pas l'histoire. Il donne le cadre dans lequel une histoire se range : les unités qui mesurent le temps, la frise qui les met bout à bout, les cinq grandes périodes de la convention française, les dates qui servent de bornes, et les moyens par lesquels on établit une date. Il est fait pour être ouvert à la page dont on a besoin, pas pour être lu d'un bout à l'autre sans s'arrêter.

La matière de ce livre est visuelle. Les tableaux, les colonnes en regard et les cartes de synthèse portent l'essentiel ; le texte les accompagne et les explique. Une frise, ici, est un tableau de dates. Un schéma est une suite d'étapes écrites. Rien n'est dessiné, et cela n'enlève rien : une relation entre deux faits s'écrit aussi bien qu'elle se trace, et elle se lit alors à voix haute, se traduit, se recopie et s'agrandit sans se casser.

Le périmètre, dit avant de commencer

Ce que ce livre fait

  • Il donne les unités de mesure du temps, de la seconde au millénaire, et la façon d'écrire un siècle.
  • Il explique comment se lit une frise chronologique, et ce qu'une frise ne montre jamais.
  • Il pose les cinq grandes périodes de la convention française, avec les dates qui les séparent.
  • Il donne pour chaque période un tableau de repères, et il dit d'où vient chaque repère.
  • Il montre comment un objet, un texte ou une fouille permettent d'établir une date.
  • Il nomme les méthodes de datation les plus courantes et dit ce que chacune peut et ne peut pas faire.

Ce qu'il ne fait pas

  • Il ne raconte pas les événements de chaque période : ce serait cinq autres livres.
  • Il ne traite pas l'histoire d'un pays en particulier, ni la vie quotidienne d'une époque.
  • Il ne donne pas la liste complète des dates qu'un programme d'enseignement demande.
  • Il ne présente pas le découpage français comme le seul possible, ni comme le meilleur.
  • Il n'enseigne pas à manipuler les instruments d'un laboratoire de datation.
  • Il ne remplace pas la lecture des sources elles-mêmes, dont les adresses sont au dernier chapitre.

Une convention, et elle est dite comme telle

Le découpage en cinq périodes que ce livre expose est une convention, et c'est celle qui est enseignée en France. Ce volume déclare donc sa portée dès sa couverture : il décrit un rangement français, appliqué surtout à l'histoire de l'Europe occidentale, et il ne se donne jamais pour une description universelle du passé. D'autres pays découpent autrement, avec d'aussi bonnes raisons, et ce livre ne les compare pas.

Ce n'est pas une opinion de l'ODERSA. Le programme officiel d'histoire de l'enseignement français, publié en 2026, l'écrit lui-même parmi les choses à connaître : « Le découpage du temps historique est le produit de convention et est sujet à débats. » Une autorité publique qui enseigne un découpage et qui dit dans le même document que ce découpage se discute : c'est exactement l'honnêteté que ce livre reprend.

La conséquence pratique est simple. Chaque fois que ce volume donne une borne, il donne aussi la raison de cette borne et, quand il en existe une autre, il la nomme. Les dates de séparation ne tombent pas du ciel : quelqu'un les a choisies, pour une raison, et cette raison se dit.

Comment se servir de ce livre

Pour situer une date

Allez au chapitre de la grande frise, en fin de volume. Son tableau range dans un seul ordre les repères que le livre emploie, avec la période à laquelle chacun appartient. C'est la page à photocopier ou à recopier au tableau.

Pour comprendre une période

Chaque période a son chapitre, et chaque chapitre suit la même forme : ce que le mot désigne, les deux bornes et pourquoi elles ont été choisies, un tableau de repères, ce que la période change dans la vie des gens, et ce qui se discute encore.

Pour préparer une leçon

Les tableaux sont conçus pour être repris tels quels. Ils tiennent en quatre colonnes au plus, ils portent un intitulé complet, et leurs en-têtes disent ce que chaque colonne contient. La licence de ce livre autorise à les copier, à les traduire et à les modifier.

Pour vérifier une affirmation

Le chapitre des sources donne l'adresse de chaque document utilisé, avec la date à laquelle l'ODERSA l'a consulté. Un fait de ce livre que vous ne retrouvez pas à sa source est une erreur : signalez-la, l'adresse est dans l'avertissement du volume.

L'ordre de lecture conseillé

Trois entrées possibles, selon ce que vous cherchez. Aucune n'est obligatoire : les chapitres se tiennent seuls.

  1. Si vous partez de zéro
    Lisez dans l'ordre du sommaire. Les trois premiers chapitres installent les outils : compter le temps, lire une frise, connaître les cinq périodes. Sans eux, les chapitres de période se lisent comme des listes de dates.
  2. Si vous savez déjà lire une frise
    Commencez au chapitre des cinq périodes, puis prenez les chapitres de période dans l'ordre qui vous arrange. Ils ne se supposent pas les uns les autres : chacun redonne les bornes dont il a besoin.
  3. Si c'est la méthode qui vous intéresse
    Allez directement aux deux chapitres de fin, sur les sources et sur la datation. Ce sont eux qui répondent à la question que tous les autres supposent : comment sait-on ce qu'on affirme savoir.

Les dates de ce livre sont écrites de deux façons, et les deux se lisent partout. « Avant notre ère » remplace « avant Jésus-Christ », et « de notre ère » remplace « après Jésus-Christ ». Le repère de comptage reste exactement le même : seul le nom change, et il ne suppose la religion de personne. Le chapitre sur le comptage du temps explique pourquoi ce choix ne modifie aucune date.

Ce volume ne nomme aucune classe ni aucun niveau scolaire dans ses chapitres, et ce n'est pas une omission. Un nom de classe ne désigne ni le même âge ni le même programme d'un pays francophone à l'autre, et il change à chaque réforme. Les correspondances avec les principaux systèmes scolaires de langue française vivent à l'annexe de fin de volume, avec leurs sources, et elles y sont données comme une indication à l'adulte, jamais comme un verdict sur un lecteur.

Les remerciements

Ce volume repose sur des documents publics, gratuits et consultables par n'importe qui. L'ODERSA les nomme ici parce qu'ils sont le travail d'institutions qui rendent leur savoir accessible, et parce qu'un livre qui cache ses appuis demande une confiance qu'il n'a pas méritée.

Le ministère de l'Éducation nationale publie ses programmes d'enseignement et leurs annexes en accès libre : c'est de là que viennent les bornes de périodisation retenues ici, et la phrase qui rappelle que ce découpage est une convention. L'Institut national de recherches archéologiques préventives met en ligne une documentation étendue sur le travail de fouille et sur l'histoire de sa propre discipline. Le ministère de la Culture publie des dossiers scientifiques complets sur les grands sites archéologiques, dont celui de Lascaux, où la datation est présentée avec ses révisions successives plutôt qu'avec un chiffre définitif.

L'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, à l'Observatoire de Paris, publie une explication des calendriers et de leurs réformes qui n'a pas d'équivalent en accès libre. Le Laboratoire de mesure du carbone 14, porté par plusieurs organismes publics, décrit sa propre méthode et ses limites. La Bibliothèque nationale de France met à disposition des dossiers sur les écritures anciennes et sur les manuscrits.

Aucune personne n'est nommée dans ce volume, et c'est une règle de la maison, pas un oubli. L'ODERSA est l'auteur collectif de ce qu'elle publie. Les auteurs des travaux sur lesquels ce livre s'appuie sont crédités à l'endroit qui compte : le chapitre des sources, où chaque document porte son adresse exacte et la date à laquelle il a été consulté.